La technologie des missiles antichar pour lutter contre la malaria

 

Des chercheurs de l’Université Monash et de l’Université de Melbourne ont réussi à mettre au point un test capable de détecter le paludisme à un stade précoce en utilisant la technologie les missiles à tête chercheuse antichars.

Plus précisément, c’est un détecteur présent dans ce type de missiles, capable de convertir les images optiques en signaux électriques et de donner en quelques secondes une mappe extrêmement précise de signaux de chaleur, qui a intéressé les scientifiques.

Combiné avec un microscope d’imagerie infrarouge, ce détecteur détecte les vibrations de molécules à l’intérieur des globules rouges du sang. Et comme les molécules infectées par le paludisme ont une « signature » thermique spécifique, un simple frottis sanguin suffit pour trouver des traces infimes du parasite du paludisme. Et cela, en seulement 4 minutes, alors que les meilleurs tests actuels mettent des heures pour un diagnostic sûr.

La limite de cette idée est que le matériel (détecteur et microscope) ne peut pas sortir du laboratoire… ce qui oblige à (r)envoyer les prélèvements sanguins, et du coup annule les avantages de la détection sur le terrain et au stade précoce de l’infection, essentiels pour le traitement.

Malgré ce problème, « provisoire » assurent les chercheurs, on retiendra cette intéressante interaction entre la technologie des armes et la médecine. D’habitude, en effet, on a plutôt l’impression que c’est l’armée à chercher des idées dans les laboratoires, pas l’inverse.

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